La Journée Internationale des Droits de la Femme

Publié le 9 mars 2022 à 00:18

Bonne ou mauvaise nouvelle, j'ai failli oublier ce jour! Le 8 mars, journée internationale des droits de la femme. Disons que je n'ai pas fait attention à mon calendrier! Pour quelqu'un qui en vend un, avec tous les jours internationaux, ça ne l'aurait pas fait. Parce que ce jour, sachez-le, il compte pour moi. 

 

Pourquoi l'ai-je oublier? Bonne nouvelle, il n'y a plus à se battre pour les droits des femmes. Ou mauvaise nouvelle, il faut toujours se battre, et je désespère. Et bien, ni l'un, ni l'autre. 
Je pense qu'il faut toujours se battre pour les droits des femmes, mais je ne désespère pas. 

Je vous explique, je vois les avancées, le chemin parcouru depuis des décennies, des siècles, des générations. Je ne suis plus à l'époque de ma grand-mère, où ne pas être marié à seize ans c'est vieux. Je ne suis pas mariée à trente-trois  ans, mais j'attends plus que ça. J'attends le bonheur, et ce peu importe à quel âge. 

Ok! Je ne vais pas mentir, vieillir c'est chaud. Le corps de mes vingt ans me manque, et je le vois déjà loin derrière moi. Mais dans ma tête je suis jeune, je suis prête à toutes les aventures, à toutes les possibilités. Je sens que je me renouvelle sans cesse. Je réinvente ma vie à ma guise, avec plus de dextérité que mes aînés. 

Avant, il n'y avait souvent qu'une voie, qu'un choix possible pour nos mères, mais maintenant le monde s'est ouvert à nous et on a le choix! 

Parce que je ne parle pas ici des difficultés, des inégalités, des violences, de la misogynie! Je vais être pessimiste et dire que ça va toujours exister. Honnêtement, je pense que l'homme va toujours avoir le moyen de faire du mal. Surtout en voyant qu'on se dirige vers la Troisième Guerre Mondiale, alors qu'on avait dit, PLUS JAMAIS ÇA. Surtout lorsque des dirigeants ne jurent que par le nucléaire, alors que la Terre se meurt! Je suis malheureusement pessimiste mais surtout réaliste, et je me dis que l'homme cherchera toujours à tout détruire, tout saboter pour exercer sa puissance, son pouvoir, son érection de mâle ! Juste pour ça, le monde, les beautés qui l'habitent, seront toujours en dangers. Et les femmes, les enfants, seront toujours au milieu.


Ce dont je veux vous parler, quand je parle d'évolution, quand je vois une avancée dans la condition de la femme, ce n'est pas la fin des difficultés, mais la possibilité de choisir sa difficulté. Et pour moi, juste avoir la possibilité de choisir, c'est fabuleux! Ne pas avoir le choix est terrible! 

Oui, comme mes grands-mères je suis réduite à mon sex, à ma condition de procréatrice, à ma capacité à attirer un bon père de famille. Mais je peux au moins choisir dans quelle catégorie! Il n'y a pas que la bonne ménagère qui peut être choisie! Il y a la carriériste qui fait de l'argent, la douce artiste, l'activiste, l'hyper bonnasse, la tête pensante... La femme peut avoir toutes les casquettes qu'elle souhaite et dominer son monde. Et si elle est vraiment forte, elle les cumule et elle fout des complexes à toutes les autres. Pas pour rien si Kim Kardashian a obtenu son diplôme de droit, en plus de sa sex tape, et si Rihanna a obtenu le prix de la paix en Barbade, en plus d'un disque d'or! Elles veulent toutes nous achever avec leur perfection. Les choix multiples ne suffisent plus, il faut tout avoir dans son bagage. Toujours plus...

Bravo! La femme a fini par penser comme l'homme, avec l'avidité de tout posséder! Quitte à user de toutes les violences, physiques et morales.

N'est-ce pas violent de passer son corps au bistouri? De tout se retaper à la Kylie Jenner? Ne plus manger à sa faim pour rentrer dans des sapes de luxe? Je trouve ça extrêmement violent moi. Je n'ai pas la force de faire ça. Et je n'irais pas vers ce chemin là. Le chemin de la perfection matériel, physique. Je vis avec mes défauts physique et je recherche la perfection morale. J'élève le niveau de mes valeurs, je ne décolère pas face aux vols, aux inégalités, aux injustices. Et je souffre des préjudices sociaux. Voilà j'ai choisi, voici mon credo, mon idéal! Je savoure juste le plaisir de pouvoir choisir ma destinée et d'être naît libre!

On n'est pas toutes comme ça, je le sais. Mais on le devient de plus en plus. Croyez moi! Il y a vingt ans, une fille franco-comorienne, comme moi, n'avait pas le choix. Passé vingt ans, elle avait des gosses et puis c'est tout! Qu'elle le veuille ou non, on lui arrangeait ça. Et là, moi je peux choisir de vivre dans mon tout petit studio à Paris, de travailler pour moi, et de tout mettre dans mes projets artistiques farfelus! D'écrire sur un blog... D'avoir une liberté d'expression! Ce n'était pas le rêve de ma mère, mais je l'ai fait. Et oui, il y a une évolution.

Pour autant, je ne fais pas une croix sur le mari, les enfants, le foyer traditionnel, mais je ne veux pas le faire parce qu'une femme doit le faire. Je veux le faire parce que c'est ce que je veux faire! Avec la bonne personne, qui m'inspire tout ça. Et si cela arrive, je ferais un grand virage, et on me verra dans une maison de banlieue à compter les culottes propres de mes marmots, à acheter des compotes pour le goûter, et ça sera pas plus mal. J'ai le choix! Et je veux croire que la plupart qui le font l'ont choisi. 


Il paraît que l'homme a le choix depuis plus longtemps que nous, alors peut-être qu'on se rapproche de l'égalité... Doucement mais sûrement. L'égalité de choisir, de se perdre dans la multitude des possibilités. Le bonheur de trouver qui on est.

Merci d'avoir lu. Je vais m'arrêter là, sur cette note positive, et vous laisser avec Fatoumata! A l'occasion de la Journée des droits des femmes, elle a une petite leçon à donner. N'hésitez pas à la repartager ❣️


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